
Depuis plusieurs années, le paysage vétérinaire évolue rapidement. Le développement des chaînes de cliniques vétérinaires transforme en profondeur les modes d’exercice, les parcours de carrière et les modèles économiques.
Cette dynamique s’explique notamment par le départ à la retraite de nombreux fondateurs, la difficulté à transmettre certaines structures, et l’arrivée de fonds d’investissement attirés par la résilience du secteur.
Face à ce contexte, une question se pose de plus en plus tôt dans la carrière : faut-il rejoindre une chaîne de cliniques vétérinaires ou rester indépendant? La réponse n’est jamais universelle. Elle dépend du profil, des attentes et de l’appétence au risque de chaque vétérinaire.
Le mouvement de concentration observé en Europe s’est accéléré depuis les années 2015. Les cliniques vétérinaires présentent plusieurs caractéristiques attractives pour les investisseurs :
En France, des groupes comme IVC Evidensia, AniCura (groupe Mars) ou MonVéto ont fortement structuré le marché. IVC Evidensia revendique aujourd’hui plus de 500 structures en France, tandis qu’AniCura est présent dans plus de 15 pays européens, dont la France et la Belgique.
👉 Panorama des chaînes : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04537676v1/file/Frayssinet_25516.pdf
En Belgique, le phénomène est plus récent mais suit la même trajectoire, avec une montée progressive des réseaux internationaux.
Ce modèle repose sur le rachat de cliniques existantes, souvent lors du départ en retraite des fondateurs.
Les structures intégrées bénéficient généralement :
Le vétérinaire peut y exercer comme salarié, associé minoritaire ou responsable de site, selon les configurations.
Entre indépendance totale et intégration à une chaîne, les groupements d’indépendants constituent une alternative intermédiaire.
Ils proposent :
Ce modèle séduit les vétérinaires souhaitant conserver leur autonomie tout en limitant l’isolement.
Le cabinet ou la clinique indépendante reste aujourd’hui majoritaire, mais elle fait face à plusieurs défis :
Ce modèle repose fortement sur la capacité entrepreneuriale du vétérinaire dirigeant.
Le statut salarié offre :
Le risque financier personnel est limité, ce qui rassure de nombreux jeunes diplômés.
Les chaînes proposent souvent :
Cela permet de se concentrer davantage sur la pratique médicale.
Les réseaux investissent massivement dans :
La taille des groupes ouvre des perspectives : spécialisation, management de site, mobilité géographique.
Le vétérinaire indépendant conserve la maîtrise totale de ses décisions : protocoles, tarifs, orientations cliniques.
Même si le risque est plus élevé, la valeur créée reste dans la structure.
La clinique constitue un actif cessible, souvent valorisé lors de la revente.
L’indépendant choisit librement :
Cette agilité permet une adaptation rapide au contexte local.
Quel que soit le modèle choisi, le logiciel pour vétérinaire joue un rôle central :
| Critère | Chaîne de cliniques | Groupement d’indépendants | Indépendant |
|---|---|---|---|
| Statut | Salarié / associé | Indépendant | Indépendant |
| Risque financier | |||
| Liberté médicale | |||
| Encadrement | |||
| Investissements | Mutualisés | Partiellement mutualisés | À charge du cabinet |
| Logiciel vétérinaire | Imposé / harmonisé | Souvent recommandé | Choisi librement |
| Évolution de carrière | Structurée | Limitée | Dépend du projet |
| Charge managériale | |||
| Valorisation à la revente |
Rejoindre une chaîne de cliniques vétérinaires ou rester indépendant n’est pas une question de bon ou de mauvais choix.
C’est avant tout une question de profil.
À chaque étape de carrière correspond un modèle pertinent.
L’essentiel reste de choisir en conscience, avec une vision claire de ses priorités professionnelles et personnelles.

L’équipe Epivet