
Il est 8 h 15. Les premiers clients arrivent. Vous allumez votre ordinateur et découvrez qu’il est impossible d’accéder à votre agenda. Les dossiers des animaux sont également indisponibles. Un message inhabituel apparaît à l’écran et réclame le paiement d’une rançon.
Comment continuer les consultations ? Pouvez-vous récupérer vos données ? Qui devez-vous appeler ?
Pour un cabinet vétérinaire indépendant, une cyberattaque peut rapidement devenir un problème opérationnel majeur. Agenda, dossiers, facturation, stocks, comptabilité : une part croissante de l’activité repose sur l’informatique.
La cybersécurité n’est donc plus seulement l’affaire des grandes entreprises. La CNIL rappelle que les risques numériques concernent toutes les entreprises, indépendamment de leur taille ou de leur secteur d’activité.
Alors, votre cabinet est-il réellement préparé ?
On pourrait penser qu’un cabinet vétérinaire constitue une cible peu intéressante pour des cybercriminels. Ce raisonnement est trompeur.
Le cabinet possède de nombreuses données : identité et coordonnées des propriétaires, informations de facturation, dossiers des animaux, documents administratifs, messagerie ou encore données relatives aux élevages.
Surtout, une attaque n’est pas nécessairement dirigée spécifiquement contre votre établissement.
De nombreuses cyberattaques sont opportunistes. Les criminels recherchent des systèmes insuffisamment protégés, des accès vulnérables ou des utilisateurs susceptibles de tomber dans le piège d’un e-mail frauduleux.
Un simple hameçonnage peut permettre de compromettre un compte ou un ordinateur. Une faille de sécurité non corrigée peut également constituer une porte d’entrée.
Pour les TPE et PME françaises, Cybermalveillance.gouv.fr constitue une excellente source d’informations et d’assistance.
Parmi les menaces les plus spectaculaires figure le ransomware, ou rançongiciel.
Son principe consiste à compromettre un système informatique pour bloquer son accès, chiffrer ses données ou les copier. Les cybercriminels réclament ensuite une rançon.
Le scénario devient particulièrement problématique dans un cabinet vétérinaire.
Impossible de consulter l’agenda. Les dossiers des animaux ne s’ouvrent plus. La facturation est perturbée. Certaines informations nécessaires aux consultations deviennent momentanément indisponibles.
Le problème n’est donc pas uniquement informatique : c’est toute la continuité d’activité qui peut être affectée.
Cybermalveillance.gouv.fr explique dans sa fiche consacrée aux ransomwares que les attaquants peuvent également chercher à détruire les sauvegardes afin d’empêcher la victime de restaurer ses données.
Une cyberattaque soulève un deuxième problème : celui des données personnelles.
Un cabinet vétérinaire conserve notamment les noms, adresses, numéros de téléphone, adresses e-mail ou informations de facturation de ses clients.
Le RGPD impose de prendre des mesures adaptées pour assurer la sécurité de ces informations.
Une violation ne correspond d’ailleurs pas uniquement à un vol de données. La CNIL définit une violation de données comme un incident compromettant leur confidentialité, leur intégrité ou leur disponibilité.
Une cyberattaque rendant les données personnelles indisponibles peut donc entrer dans ce cadre.
Lorsque la violation présente un risque pour les droits et libertés des personnes, le responsable de traitement doit la notifier à la CNIL, si possible dans les 72 heures après en avoir pris connaissance. Si le risque est élevé, les personnes concernées doivent également être informées, sous réserve des conditions prévues par le RGPD.
La sauvegarde constitue l’un des principaux remparts contre les conséquences d’une attaque.
Mais attention à une confusion fréquente : copier ses données ne signifie pas nécessairement disposer d’une sauvegarde réellement exploitable après un incident.
La fréquence doit d’abord être adaptée à l’activité. Posez-vous une question très concrète : pourriez-vous accepter de perdre les rendez-vous, factures et informations enregistrés depuis une journée ? Une semaine ?
Il faut ensuite éviter qu’une attaque puisse atteindre simultanément les données originales et toutes leurs sauvegardes.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande notamment de disposer de plusieurs sauvegardes sur différents supports, d’en conserver une dans un lieu distinct et de déconnecter les supports lorsqu’ils ne sont pas utilisés.
Enfin, une précaution est souvent oubliée : tester la restauration.
Une sauvegarde parfaitement réalisée mais impossible à restaurer rapidement ne permettra pas de reprendre sereinement l’activité. L’ANSSI considère d’ailleurs la sauvegarde des systèmes d’information comme indispensable pour répondre efficacement aux incidents de sécurité.
Le logiciel pour vétérinaire occupe aujourd’hui une place centrale dans le fonctionnement d’un cabinet.
Dossiers, agenda, facturation, stocks ou historique des consultations : son indisponibilité peut rapidement désorganiser l’équipe.
La sécurité doit donc faire partie des critères étudiés lors du choix d’une solution.
Quelques questions méritent d’être posées : où les données sont-elles stockées ? À quelle fréquence sont-elles sauvegardées ? Comment les droits d’accès sont-ils gérés ? Comment restaurer les informations après un incident ?
Il faut également savoir précisément ce qui relève de l’éditeur du logiciel, de votre prestataire informatique et de votre propre responsabilité.
Avec Epivet, comme avec tout logiciel métier stratégique, l’objectif est de disposer d’un environnement informatique organisé et de procédures suffisamment maîtrisées pour éviter qu’un incident technique ne se transforme en paralysie durable du cabinet.
Pour une securité accrue, Epivet propose un service de sauvegarde automatisée sur un coffre-fort numérique externalisé.
Voici probablement le meilleur test à réaliser.
Imaginez que demain matin aucun ordinateur du cabinet ne soit utilisable pendant 24 heures. Que faites-vous ?
Si personne ne connaît la réponse, il est temps de préparer un plan de continuité d’activité simplifié.
Conservez dans un endroit accessible les coordonnées de votre prestataire informatique et du support de votre logiciel. Déterminez comment joindre les clients attendus, enregistrer temporairement les consultations et maintenir les opérations essentielles.
Prévoyez également qui doit prendre les décisions en cas d’incident.
Une procédure d’une ou deux pages, connue de toute l’équipe, sera souvent beaucoup plus utile qu’un document complexe que personne ne consulte.
La cybersécurité ne nécessite pas forcément des investissements considérables. Plusieurs précautions permettent déjà de réduire sensiblement les risques :
La sécurité repose en effet autant sur les outils que sur les utilisateurs. Un faux e-mail particulièrement crédible peut suffire à compromettre un compte.
La première règle consiste à ne pas improviser.
En cas de ransomware, Cybermalveillance.gouv.fr recommande notamment de couper les connexions Internet du réseau attaqué, de déconnecter les équipements touchés du réseau, d’alerter immédiatement le prestataire informatique et de préserver les preuves. Le service recommande également de ne pas payer la rançon.
Le site Cybermalveillance.gouv.fr permet également aux professionnels français victimes d’un incident de rechercher une assistance.
Si des données personnelles ont été compromises, il faut parallèlement évaluer les obligations liées au RGPD et, lorsque les conditions sont réunies, effectuer une notification auprès de la CNIL.
Un cabinet vétérinaire indépendant n’a pas besoin de disposer du service informatique d’un grand groupe pour améliorer sa sécurité.
Des sauvegardes fiables, des logiciels à jour, des accès correctement protégés, une équipe sensibilisée et une procédure de continuité constituent déjà une base solide.
Enfin, le logiciel pour vétérinaire étant devenu indispensable au fonctionnement quotidien du cabinet, la sauvegarde, la sécurité et les possibilités de restauration des données doivent désormais faire partie des critères à examiner.
L’objectif n’est pas d’imaginer que toute cyberattaque peut être évitée. Il est de pouvoir répondre sereinement à une question beaucoup plus pragmatique :
« Si cela nous arrive demain matin, sommes-nous prêts ? »
👇 Sources françaises utiles
🇫🇷 Cybermalveillance.gouv.fr : prévention, fiches pratiques et assistance aux professionnels victimes d’une cyberattaque.
🇫🇷 ANSSI – Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information : recommandations et ressources de référence sur la cybersécurité.
🇫🇷 CNIL : sécurité et protection des données personnelles des clients

L’équipe Epivet